Alors voilà, j'écris une petite histoire, rien de très extraordinaire hein... Je me suis longtemps demandé si je pouvais publier ceci sur le forum, dans cette rubrique... A vrai dire, plus le temps passe, moins je me sens à l'aise avec les mots...
Il est vrai que les chapitres sont long, je comprendrais que ça ennuis certaines personnes à les lire... Alors voilà ce que je propose, je publie ici mon premier chapitre, si cela vous intéresse vraiment, je continuerais à publier mes chapitres ici, et dans le cas contraire et bien tant pis ^_^
Bisous à vous!
CHAPITRE I : NUIT D’INSOMNIE

Le vent qui perdurait depuis une bonne heure déjà vint souffler la dernière bougie, plongeant la pièce dans une obscurité totale.
La lune fit alors son apparition, se dégageant d’un épais nuage. Sa faible lueur laissa paraitre la pâleur du visage d’Amy qui, allongée, le regard vide avait tentée toute la soirée de remettre de l’ordre dans sa tête. Quand une larme s’échappa du coin de son œil, elle décida enfin de se lever, essuyant maladroitement sa joue.
Parvenant à sa fenêtre, elle écarta les rideaux qui dansaient au dessus de sa tête comme s’ils étaient possédés. Elle s’installa sur la pierre froide du rebord de la fenêtre, laissant ainsi balancer ses jambes dans le vide. Le vent qui fouettait son visage lui fit fermer les yeux tandis que ses longs cheveux noirs corbeau se prêtaient à une danse folle.
Et pour la première fois de la soirée, elle se sentait enfin paisible, l’immensité sous ses yeux, elle contemplait ce qu’elle pouvait apercevoir de la tempête comme une spectatrice privilégiée de la nature. La peine, qui noyait son cœur dans un gouffre de mélancolie, semblait se laisser consumer au gré de la force et de la colère du vent qui faisait se courber arbres et clôtures sur son passage, comme pour prouver sa toute puissance et rappeler qu’il était maître de cette pièce. En plein songe, Amy parcourrait d’autres sphères où, comme le vent, elle serait capricieuse et fougueuse, imperturbable, elle pourrait ainsi s’extasier devant l’étendue des dégâts causés pas ses soins… Elle aurait le monde à ses pieds, et enfin, elle ne souffrirait plus, non, plus personne ne lui marcherait sur les pieds si les choses étaient telles !
Quand elle rouvrit enfin les yeux, la pluie tombait déjà depuis un petit moment sans qu’elle ne s’en soit rendu compte, ses vêtements étaient en partis mouillés… Ayant comme un besoin de se sentir encore plus proche d’un état de joie débordante, d’un état proche de la folie, elle se tint debout sur le rebord, fit glisser son pull un peu trop grand par-dessus ses épaules et laissa sa jupe glisser jusqu’à ses chevilles, se débarrassant du tout en les abandonnant trois étage plus bas.
Elle avait enfin l’air libre, là, debout, en sous vêtement sous la pluie, en dansant et se moquant éperdument du vide en face d’elle, dans la nuit… Elle se prit même d’un rire hystérique en pensant à ce que son père dirait s’il la voyait « Voudriez-vous bien descendre immédiatement de là jeune folle avant que je ne vous corrige ! ». La simple imagination de son père là, juste en bas, tendu comme un piquet tout juste choqué de sa découverte et affligé de la conduite de sa propre fille lui donna des crampes dans le ventre. Et sa mère alors ! Elle en serait verte de rage, les vêtements dans la boue, sa fille presque nue, pour sur, elle l’aurait sans aucun doute traité de catin et lui aurait rappelé qu’elle était la plus grande honte dans sa vie… Les traits de son visage, elle pouvait les revoir sans aucun mal, comme à leur habitude, exagérément sévère, ne laissant percevoir de son expression que du mépris, pas plus que du dégout lorsque la colère l’animait…
Oui mais voilà, son père ne serait pas là pour la voir, sa mère non plus ne la surprendrait pas d’ailleurs… Cette seule pensée lui arracha l’envie de rire. Prise de vertiges, soudain, elle s’étrangla et se jeta à l’intérieur de sa chambre pour ne pas sombrer à son tour dans le vide, pour ne pas sombrer à son tour dans la mort…