Cette autre complainte bouleverse à mon âme, spirale de couleurs remonte monotone langueur au corps de mes émois… Tu es là, cette fièvre dans le regard, ce même désir qui te dévore, l’impossible clame son insolence, nous jette son regard méprisant, sardonique. Je sens l’univers tout entier qui se meut lentement, s’effondre divinement, s’abandonne à tes lèvres si douces, dessin céleste éclatant de pureté à mes yeux épris de ta beauté.
Mes larmes puissent nourrir ce corps qui consume dans sa chaire la pulsion presque démoniaque de t’aimer…
Comme si mes plus folles prières se perdaient dans l’immensité de tes yeux, deux lacs immenses où baignent quiétude, douceur, tendresse mais aussi les vertiges irrésistibles de la passion, profondeur abyssale au sein de laquelle je puis me laisser sombrer.
Ne plus vouloir résister à l’attraction, à cette force invisible qui me tire inexorable à toi, me bouleverse au chagrin, à la joie, l’incompréhensible… murmure nocturne où je vois et caresse ton doux visage, de mes lèvres contournent si précieuses tes courbes affolantes.
Laisse moi m’échoir sur ton ventre gracieux, y déposer une perle d’amour, vibrante.
Blessure de porter aux êtres candides la douleur égoïste, absurde. Je deviens ce monstre cupide, assoiffé de ton souffle, abasourdi d’une impitoyable torpeur.
Absorbé en cette contemplation éperdue, finir par ne plus voir que cette image... où tu me prends dans tes bras, sentir battre ton cœur… ton désir… se résoudre au silence…
La course démente au firmament de ta peau…
Ebattre le frisson cavalier.
Roule ces quelques mots…
Etranges, insolites, singulier…
Rien ne retient le désir atroce….
Fourmiller par vague l’intense ébat
Se meurt au son de tes larmes féroces
De ton déchirement, sombre débat…
Auteur ténébreux d’un lyrisme cruel…
Inspiration pénible prise au tourment…
De ses deux rieuses prunelles…
Je ne suis qu’un fol amant…
2007-03-26