Nous sommes une société qui a oublié ses anciens hélas! Les africains et bien d'autres peuples incluent au milieu d'eux ceux qui les ont fait naître et grandir..
Nous sommes tous tellement éloignés, et tellement pris par nos petites vies que nous oublions bien souvent, que dans ces lieux nous attendent, inlassablement nos mères ou nos pères qui ne connaissent du temps que la première lueur du jour et le soir qui tombe.
Maman, du fait de sa maladie est dans un de ces établissements et je pleure très souvent de n'avoir pu la garder près de moi comme je l'ai fait pendant longtemps. Ma santé hélas me rendait aussi vulnérable que ma fragile maman.
Maintenant je me console, mais si peu, de la savoir bien entourée, et soignée et lorsque je vais la voir, même si elle ne nous reconnaît plus, mes sœurs et moi, nous la prenons dans nos bras et nous chantons avec elle les airs anciens qu'elle connaît encore par cœur ! alors que nos prénoms elle ne les sait plus.