Longtemps je n'attachai d'importance aux objets.
Personne ne songea conserver mon enfance
Entre papiers de soie bien rangée en crédence,
Miettes d'un passé qu'un amour protégeait...
Avec l'âge me vint nostalgie de trésors
Comme un vide créé par manque de repère
Pas la moindre poupée héritée de ma mère
Et sitôt je le vis comprenant mon remords...
Il était souvenir d'une femme chagrine
Et devint mon Seigneur : Belles au Bois Dormant
Ce baigneur embrassé de tendresse poupine,
L'entourèrent bientôt... Mais je songe souvent
A ce manque de toi, ma belle enrubannée,
Caresses de mes mains sur ta peau satinée...Agnès - avril 2009J'ai lu hier un superbe texte sur un site de poupée et j'ai mis des rimes sur cet écrit qui m'a profondément émue... J'attends l'autorisation de l'écrivaine pour poster son ressenti ici.
Mais je peux vous le résumer : orpheline trop tôt, cette dame n'a aucun souvenir concret de son enfance, aucune poupée... Dans une brocante, elle achète un poupon qui, lui, représente l'enfance de la personne qui le vend. Pourquoi s'en sépare-t-elle alors ? pour ne pas que ce baigneur ne parte un jour à la poubelle, elle n'a que des garçons qui ont d'autres préoccupations que les poupées de leur mère... Leg émouvant d'une mémoire adoptée par une orpheline qui devient collectionneuse de poupées... Mais ce baigneur ne remplacera jamais la poupée la plus précieuse pour elle : "celle qui aurait portée sur elle la trace de ses petites mains d'enfant"...
Voilàvoilàvoilà... relisez, maintenant...
... je dirais même plus... voilàvoilàvoilà...PS. Je n'ai pas beaucoup de temps à moi, en ce moment, je suis facilement débordée par tout et rien... manque d'organisation, je pense... Aussi, je ne peux pas tout lire. Je voulais vous transmettre cette émotion aujourd'hui. Je reviendrai lire vos écrits dès que je refais surface...