Peser 49 kg, être seule et écrire un poème
Assise sur le pas de ma porte, j'observe
J'écoute,hume,goûte tout "ce" que j'aime
Je renie mes doutes, sors de ma réserve
Je deviens autre, je fuis, je m'évade
Je cours vers l'intemporel, vers le moi
Ce moi qui part, pâle personnage fade
Que seul retient encore le lien des émois
Je reviens sur terre. Un homme passe
Les pieds écrasant le sol,habillé de bleu
Son uniforme, informe laissant la trace
D'une effluve de souvenirs bienheureux
Il me sourit et son regard plein de grâce
Cache a jamais son horrible moustache
Me remet l'esprit et le coeur bien en place
Vite, mes doutes, mes humeurs s'effacent
Le jour est d'étale et la nuit me revient
Petite mort enfouissant nos noirs chagrins
La lune ma complice ouvre grand sa lumière
Il me faut croire au doux chant de la terre
Croire que les yeux ne sont point des regards
Il me plait ce soir de rêver aux hasards
Des plaines immenses ,ou l'amour féconde
La fleur du respect, perspective du monde.
Peser 49 kg, être seule et écrire un poème
Etre moi à jamais, avide de "ceux" que j'aime
Anouk
