Mal de Toi
Les frimas sont venus, plus tôt, qu’il ne fallait
Leurs brouillards froids, depuis, glacent mon être
Des souvenirs meurtris, sont à jamais fixés
Aux parois de mon cœur, qui pleure à la fenêtre
Cherchant ta silhouette, qui au loin s’est fondue
Il neige à tout jamais dans ma vie insipide
De lourds flocons morbides, maculés de regrets
Entachent ma conscience de leur blancheur livide
Sépulcre, où mon esprit, vers toi s’en est allé
Chercher la repentance, et l’amour d’autrefois
Mon âme, sur le grand fleuve erre désespérée
Guettant dans les ténèbres, la barque de Charon
Mes remords pour tribut, je les lui offrirai
Pour qu’il m’emmène loin de tout, des saisons
Des lilas qui fleurissent ; et que tu ne vois plus
Elle tombe toujours la pluie, de cette ultime nuit
La grisaille a banni pour toujours l’arc-en-ciel
Je voudrais être morte ! Auprès de toi, blottie
Plutôt que de survivre, à l’infâme querelle
Qui te claqua la porte, pour la dernière fois
Ninon (J.B)